1) La dépendance physique

  

La dépendance physique ou pharmacologique, due à l'impact de la substance active (dans le cas du tabac, il s'agit de la nicotine) sur le cerveau,  s'explique par l'augmentation, chez les fumeurs réguliers, du nombre de "récepteurs nicotiniques" à la surface des cellules nerveuses. Ces récepteurs sont appelés nicotiniques parce que la nicotine s'y lie très fortement dans des conditions de laboratoire (et lorsque l'on fume!).

Mais dans des conditions naturelles, il n'y a pas de nicotine dans le corps humain: les récepteurs nicotiniques sont en fait conçus pour recevoir un neurotransmetteur appelé acétylcholine. L'acétylcholine est l'un des neurotransmetteurs les plus courants dans le corps humain, surtout à l'intérieur du cerveau, mais aussi au niveau de l'activation des muscles.

Donc la prise de nicotine est susceptible d'avoir des effets à tous les niveaux conscients et inconscients de l'être humain. Chez les sujets dépendants, les études montrent que le nombre de récepteurs nicotiniques diminue lentement après l'arrêt du tabac. Un niveau normal n'est atteint qu'après 6 à 12 mois, au plus tôt.

Les effets aigus liés à la dépendance physique à la nicotine (symptômes de sevrage) s'estompent néanmoins 1 à 2 mois après l'arrêt du tabac, selon le degré de dépendance. C'est pour cette raison qu'il est important de suivre les traitements (consultations médicales, substituts nicotiniques, bupropion) pendant 2 mois au minimum.

 

On peut parler de dépendance physique lorsque, quand l’individu ne consomme presque pas ou peu de nicotine, il y a des symptômes de sevrage (symptômes de manque par exemple, sueurs, tremblements).

 A ce moment-là, le corps a besoin de nicotine pour supprimer les symptômes de manque.

 Ce besoin disparaît après quelques jours de sevrage.

 

La fumée du tabac agit sur les récepteurs nicotiniques des neurones. Elle provoque l’augmentation du taux de dopamine d’une part en stimulant l’activité des neurones émetteurs, et d’autre part en empêchant la destruction de la dopamine par l’enzyme monoamine oxydase.

La libération de dopamine produit une sensation de plaisir que l’usager cherche à renouveler.

Elle s’accompagne de réactions d’éveil ou de relaxation, d’une augmentation des capacités de mémorisation et une perte d’appétit. Les effets indésirables immédiats sont une augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle.

L’usage régulier de nicotine induit une dépendance. Le manque de tabac provoque des désordres de l’organisme qui sont très déplaisants : anxiété, irritabilité, vertige, maux de tête, nausée et désordre du sommeil. Contrairement à l’idée répandue selon laquelle l’usage du tabac atténue le stress, celui-ci au contraire pourrait contribuer au développement des troubles anxieux et dépressifs.

 

La fumée du tabac contient des milliers de substances nocives dont plusieurs contribuent avec la nicotine et d’autres additifs à l’installation et au maintien de la dépendance tabagique.

 

http://www.worldofmolecules.com/drugs/nicotine.gif

Molécule de la Nicotine : C10H14N2

 

Nous avons fait passer le test de Fagerström à l’Externat Sainte-Marie pour évaluer le niveau de dépendance physique des fumeurs du lycée.

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site